Ce sera toujours pareil; dès qu'une année se termine et que celle ci à été particulièrement cruelle,on s'empresse d'étreindre le nouvel an avec autant de desir qu'un couple d'ados.A croire que nos galères passées étaient simplement soumises à une conjoncture de chiffres maudits. Et l'on se met à croire que les méchants d'hier seront peut etre les gentils de demain, que cette page blanche que nous offre 2009 sera écrite sans ratures sans que l'on soit contraint d'arracher des feuilles de ce cahier dont on attend tant de bonheur et de réussite.Malgrè tout , lorsque les politesses de rigueur en début d'année se répandent au fil de nos rencontres on sent bien la timidité des voeux. Quand il y a quelques années encore on souhaitait amour,réussite ,voyages,partage, richesse, on se contente désormais de dire:" et surtout la santé!" car on sait bien que pour le petit peuple dont les rangs grossissent à vue de reformes gouvernementales ,que pourrait on esperer de plus ? Et encore ne faudrait -il pas prendre ces tristes voeux sur le ton de l'humour caustique quand on connait l'état de la santé publique.
En ce qui me concerne ,j'avoue que je suis également tombé dans ce panneau ,2008 à été si dure que je dois bien avouer que l'envie de croire à une nouvelle aube salvatrice m'a un moment tenté. Certes l'année qui vient de s'écouler m'aura apporté son lot de joies ,une campagne cantonale avec de merveilleuses rencontres,le succés grandissant des COLPORTEURS, la formidable réussite des ROBINS DES BOIS;l'aboutissement de mon projet d'écriture. Cependant ,force est de constater que ces satisfactions m'ont également procuré bien des soucis,bien de l'acharnement,bien des bléssures. Les possédants n'aiment ni la caricature,ni la diversité,ni la déviance,et ils savent le faire savoir. Montherlant écrivait que "ce qui est atteint est détruit" en ce qui me concerne et malgré la violence des coups, je ne regrette rien de cet humble bilan personnel.Les premiers jours de 2009 annoncent d'autres tragedies ,d'autres combats,un hopital qui ne peut plus soigner, un peuple Palestinien qui se fait massacrer dans la quasi indiference des possédants;la faim,le froid ,la mort au pied de nos maisons ,la crise dont on veut nous faire croire qu'elle porte à elle seule toute la résponsabilité du malheur social de ce pays ,comme si l'on avait oublié les cadeaux fiscaux aux plus riches,aux banques et autres piliers du grand capital .Cette réalité qui atteint mon coeur d'homme de gauche ne détruira pas ma volonté de me battre pour un monde meilleur .J'ai le grand éspoir que d'autres seront à mes cotés pour que les prochains voeux des années futures ne soient pas ceux des résignés.